dimanche 19 avril 2020

Samedi, c'est marché

Vie locale

Marché
Toujours aussi animé, on sort enfin. Les gens sont contents de se revoir et discutent à n’en plus finir. Il nous a fallu 2 h ½ pour acheter 3 carottes, une plaque de beurre et 1 l de lait (plus quelques fleurs) !

 Marché
Le jardin
Après la couleur jaune (forsythia, narcisses, genêts, pissenlits), nous en sommes à la couleur bleu : sarriette, romarin, iris, bleuets et glycines illuminent nos journées. 

Sarriette
Et il faut bien ça, parce qu’après le débroussaillage et la première tonte, il a fallu faire le grand ménage de printemps dans le potager (c’est pour ma femme) et le jardin des aromates (c’est pour moi). Nettoyage des planches, un coup de grelinette, petite coupe de printemps sur le vieux pommier, tous les jours de plus en plus beau, il ne me reste que la planche des myrtilles à gratter et le paillage. Et puis, avec la pluie qui s’annonce ce week-end, début des semences et plantations. La semaine prochaine va être aussi agitée que les précédentes. 

Je ne m'en lasse pas, je vous le remets
Vu sur le « Populaire du Centre » :
Faits divers « Les policiers de Limoges font de la descente en rappel pour récupérer une femme bloquée sur le balcon du voisin ». Mais qu’est-ce qu’elle faisait sur le balcon du voisin ? Ah, les drames du confinement. 

Coronavirus

Pas d’initiative, svp ! 
Les maires sont priés de rester boire le pastis chez eux, surtout pas d’initiative, a dit notre Premier Ministre. Chez nous, ça ne va pas changer, ils avaient anticipé les ordres depuis le début et discutent sur les mérites respectifs des différentes marques d’anisette, mais pour les autres il est interdit d’interdire. 
Le Monde du 18/04 : Le Conseil d’Etat a décidé de limiter le pouvoir des maires, jugeant qu’ils ne pouvaient pas prendre d’autres mesures que celles décidées par l’Etat dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. La plus haute juridiction administrative se prononçait en référé sur un arrêté municipal qui avait imposé le port du masque dans la commune de Sceaux (Hauts-de-Seine). Le Conseil d’Etat pose comme seules exceptions à ce principe « des raisons impérieuses liées à des circonstances locales », mais « à condition de ne pas compromettre la cohérence et l’efficacité [des mesures] prises par les autorités de l’Etat ».

Nouvelle polémique 
Alors que l’on n’entend plus parler du Pr Raoult (ouf !), une nouvelle polémique démarre. Les médias, comme la nature, ont horreur du vide. D’où vient le SARS-CoV-2 ? Les chinois parlent depuis le début d’une contamination à partir d’animaux (pangolins) vendus sur le marché de Wuhan. Or, dans cette ville existe une université (le WIV, Wuhan Institute of Virology) équipé d’un laboratoire de haute sécurité construit avec l’aide de la France. D’où l’idée qu’une « fuite » accidentelle ait pu se produire. C’est une possibilité, nettement moins probable que l’hypothèse du marché, mais réelle. Une fuite de même type s’était produite en 1978 en Grande Bretagne avec le virus de la variole. Les chercheurs sont d’autre part formel, ce n’est pas un virus synthétique (« fabriqué » par l’homme). 

Déconfinement
Toujours pas de masque, en dehors de ceux que l’on fabrique, et toujours pas de tests diagnostiques. Donc, pas de déconfinement en vue.

Vidéo
Un petit extra philosophico-politique pour finir qui circule pas mal sur la toile en ce moment. 



vendredi 17 avril 2020

Rayon de soleil ?

Vie de tous les jours
 Des nouvelles de Paris, grâce à une correspondante fort sympathique :
« Ici, impossible de faire des courses depuis ce satané discours, c'est-à-dire depuis 3 jours. Il y a la queue jusque dans la rue devant les supermarchés, les gens sont redevenus fous, comme au début du confinement. En dehors de ça, les gens semblent profiter un maximum du confinement. Il n'y a jamais eu autant de piétons dans la rue, tout le monde est dehors : promenades en famille, vélo, footing. Dans ma rue, les gens revivent, sourient et s'entraident. Les effets du grand repos général. »
Bref, mai 68 est de retour, du moins à Paris ! Cela ne va pas faire plaisir à tout le monde.

La Gendarmerie Nationale recherche les délinquants. Ils sont venus survoler le lac de Vassivière en hélicoptère, mercredi après-midi, pour voir s’il n’y en aurait pas un qui, par hasard, voudrait narguer nos braves pandores. On ne connait pas le résultat de leurs investigations, mais on sait que, sous ce beau soleil, ils auront au moins profité d’un paysage exceptionnel. 

Lac de Vassivière
Le déconfinement
C’est la mode. Tout le monde en parle. La quille ! Mais comment la réussir ? Nos piou-piou avaient bien une technique autrefois, mais je ne sais pas si, à l’échelle d’un pays… 
J’ai donc choisi l’intervention du Pr Sansonetti, toujours clair et lucide : « Sortie de confinement, ou la somme de tous les dangers ». Vous la trouverez aussi dans le Dossier Coronavirus
Il y envisage toutes les possibilités, les mesures indispensables à un déconfinement de qualité, garantissant la sécurité sanitaire. Un deuxième article de même qualité que le premier.

Réseau Sentinelles
Vraie bonne nouvelle. Nette décrue du taux d’incidence des IRA (infections respiratoires aiguës) en médecine générale.
                        National          Nouvelle Aquitaine
Semaine 13      452                  313
Semaine 14      326                  253
Semaine 15      170                  131
La tendance parait claire, du moins en médecine générale. Le virus ne passera pas avril, comme tous les ans. Je vous ai mis l’intégral du bulletin dans les « Nouvelles du front ». Il faut savoir que la médecine générale a, dans ce type de situation, sept à quinze jours d’avance sur l’hôpital. En ce moment, on trouve à l’hôpital, les patients graves contaminés il y a une ou deux semaines. Sentinelles est donc un indicateur précoce.

Semaine 13
Semaine 14
Semaine 15















On voit bien l’atténuation progressive, sur toute la France, de l’intensité du bleu. 
Merci les MG, vous êtes les meilleurs !

Valeur de la vie
Suite à l’article d’hier de Thierry Weil sur la valeur de la vie, j’ai contacté l’URSSAF pour leur demander quel taux de taxation ils envisageaient pour cette valeur. Je n’ai pas de réponse pour l’instant.
Dans le même genre (taxes en tout genre), un qui ne perd pas le nord c’est le PDG d’AXA. Il nous propose une nouvelle « assurance pandémie ». Le gouvernement y réfléchit sérieusement. S’ils mettent autant de temps que pour le coronavirus, on est tranquille.

Le discours
La conclusion du discours de notre Président lundi soir n’a toujours fait l’objet d’aucun commentaire dans la presse, à la notable exception du « Corriere della Sera », à priori peu lu en France. Dans le genre « je tourne autour du pot », il y a bien un certain François Jullien, philosophe de son état, qui parle d’une seconde vie dans « Le Monde » (article réservé aux abonnés, vous ne perdez pas grand-chose). Bon, on va attendre qu’il soit arrivé à 7 vies.


jeudi 16 avril 2020

Nouvelles de la veille

Chez nous
Les vacanciers sont là et bien là. Figures pâles dans les rues, plombiers débordés, certains maires ont été amenés à faire des rappels aux ordres de confinement à ces garnements. Il faut dire que lorsqu’on voit ça…

Vieux pommier
C’est Geoffroy Roux de Bézieux qui fait le buzz en ce moment. Dans toutes les échoppes du canton on ne parle que de lui, pas vraiment en termes élogieux. Il a même réussi à faire taire les « tamalou ». Très fort. 

Le débat 
Grosse interrogation ces jours-ci : quelle est la valeur d’une vie ? C’est Thierry Weil qui lance le débat dans « The Conversation », « Sauver les êtres humains ou la croissance économique ». Son article est repris dans le JDD, sans prise de position du journal. Pour l’instant, personne n’ose s’aventurer sur ce terrain glissant. D’autant qu’il renvoie à un autre débat, le montant du budget carbone, évoqué dans cet autre article de « The Conversation », « Urgence climatique… ». Décidemment, ce journal aime mettre le bazar, au moins dans nos têtes. 
A propos, ils ne précisent pas le prix du vide. Vous savez, ce fameux vide qui vous submerge à la disparition d’un être cher, parent, enfant ami, conjoint. Un peu la même impression que lors du confinement. N’avoir plus personne à côté. Ne plus pouvoir s’appuyer, ne plus rire. Un monde qui s’écroule. Alors, combien le prix du vide, monsieur Weil ? 
André Comte-Sponville est le seul, semble-t-il, à mettre son grain de sel dans le débat. Il déclarait récemment sur France Inter : « Attention à ne pas faire de la santé la valeur suprême de notre existence ». Ce qui ne veut pas dire qu’il faut sacrifier des vies. 
Quand on vous disait qu’il fallait réfléchir avant d’agir. 

Un peu d’humour dans ce monde de brutes ?

Merci à son auteur (Deligne ?) et à celle qui me l'a envoyé, Marie.

En fait, il fait toujours trop beau pour réfléchir. Alors : tondeuse et nettoyage des planches d’aromates avant la pluie.



mardi 14 avril 2020

Le discours ou le printemps ?

Le discours

L’allocution du Président Macron est, bien sûr, l’évènement du jour. La presse, dans son ensemble, salue la performance du chef de l’État, « empathie et humilité », « date de la quille », « la meilleure intervention de cette crise », « rayon d’espoir », « une habile contrition »… Comme prévu, notre Président a annoncé la prolongation du confinement jusqu’au 11 mai. Cela nous le savions depuis longtemps, depuis quasiment le 16 mars. Aucune surprise. Le plan de reprise sera pour plus tard. De toutes façons, tant que nous n’aurons ni masques ni tests, il ne peut y avoir de déconfinement. 

Toute cette (grande) première partie du discours était faite pour rassurer un peu les esprits. Le plus intéressant est venu à la fin, en conclusion, si l’on veut. Hier, je vous avais donné à lire un article intéressant, paru en mars dans la revue Esprit, de Ramin Jahanbegloo : « Pandémie et politique », article validé par Harper dans « La peste et la chute ». Lisons ou relisons ces deux articles à la lumière de ce qu’a dit le Président Macron hier soir :

« Il nous reviendra dans les prochaines semaines de préparer l’après. Il nous faudra rebâtir notre économie plus forte afin de produire et redonner plein espoir à nos salariés et nos entrepreneurs, garder notre indépendance financière. Il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française et plus d’autonomie stratégique pour notre Europe. Cela passera par un plan massif pour notre santé, notre recherche, nos aînés, entre autres (…). Il nous faudra bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long, la possibilité de planifier, la sobriété carbone, la prévention, la résilience, qui seuls peuvent permettre de faire face aux crises à venir. 

Sachons dans ce moment sortir des sentiers battus, des idéologies et nous réinventer. Moi le premier. Il y a dans cette crise une chance pour nous ressouder, éprouver notre humanité, bâtir un autre projet dans la concorde, un projet français, une raison de vivre ensemble profonde, avec toutes les composantes de notre nation. Je tâcherai de dessiner le chemin qui rend cela possible. Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les jours heureux
. »

Les éditorialistes de la presse nationale paraissent être passés à côté de ce moment important du discours. Il semble que nous soyons à un moment clé de notre histoire politique. Dans quel sens allons-nous basculer ? Nul ne le sait pour l’instant. Il appartient d’abord d’y réfléchir. L’action est dans un deuxième temps, certes, mais le temps de réflexion sera court, et y serons-nous seulement associés ?

Et chez nous, que se passe-t-il ?

Eh bien, c’est le printemps dans toute sa splendeur. Nous avons salué vendredi l’arrivée des hirondelles et le chant du coucou. Depuis, les mésanges sont parties, laissant derrière elles quelques petits, encore trop jeunes pour se lancer dans le voyage. Les merisiers finissent de perdre leurs fleurs et les plus vieux chênes ont accroché à leurs branches de petites feuilles d’un vert très tendre. Seuls les châtaigniers résistent encore et toujours… 

Merisier dans la campagne

Si la pluie voulait bien s’inviter, il serait peut-être temps de planter pour les plus optimistes. Pour les autres, les saints de glace ne sont pas encore passés. Peut-on se lancer dans quelques aromates ? 
Après les pêchers, les poiriers, les pruniers et les cerisiers, ce sont les pommiers, Belchard et Reine des Reinettes en tête, qui fleurissent. Pas tous, la Belle Limousine et les Belles filles n’ont pas bougé, comme d’habitude. 

Reine des Reinettes

Les rosiers ont mis leurs premières parures. Pierre de Ronsard éclate, les autres sont encore prudents. Attention, les pucerons les ont déjà violemment attaqués. Les jeunes glycines démarrent, avec un peu d’avance sur leurs ainées. 
Les amélanchiers explosent. Les genêts sont magnifiques, avec un mois d’avance. L’herbe a bien poussé et certaines bordures ou même parcelles méritent un bon coup de fil. C’est bien. Nous venons tout juste de nous débarrasser de la tête de débroussaillage, les ronciers étant devenus impénétrables. Pour eux, rendez-vous est pris maintenant pour l’hiver prochain. 

Alors, aujourd’hui, jardinage ou désherbage ? Il fait trop beau pour réfléchir !

Bon courage.

lundi 13 avril 2020

Lundi, c'est encore fête

Aujourd’hui nouvelles du pays et politique.

Politique parce que notre Président s’exprime ce soir à la télévision. Pour tenter de décrypter son discours, je vous propose quelques pistes avec un peu de lecture : 
-       Tout d’abord « Pandémie et politique » de Jahanbegloo, un court article de la Revue « Esprit ». L’auteur nous explique, que toutes les grandes pandémies depuis l’antiquité ont amené des changements politiques et sociétaux importants et que « le coronavirus pourrait induire des changements psychologiques dans le comportement politique et le mode de vie des populations du monde entier ».
-       Thèse validée, si l’on veut, par Kyle Harper dans « La peste et la chute », énorme ouvrage (544 p.), fort bien résumé par Gabrielle Frija, qui analyse la chute de l’Empire romain sous l’angle du dérèglement climatique (déjà) et des épidémies de peste. A lire (le résumé !) dans La Vie des Idées sur le site du Collège de France.
-       Frédéric Kerk, dans un entretien avec « Esprit » : « Expertise et décision politique » fait lui une analyse anthropologique du groupe d’experts qui est intervenu au moment de la grippe aviaire et de ses rapports avec le monde politique.
-       Enfin, un remarquable entretien avec Barbara Stiegler dans « Le Monde », hélas réservé aux abonnés : « La crise due au coronavirus reflète la vision néolibérale de la Santé Publique ». Elle propose une théorie selon laquelle l’impréparation face à cette pandémie est « volontaire » si l’on veut, c’est-à-dire liée à un changement politique de Santé Publique. Très intéressant.

Vous avez largement de quoi pouvoir argumenter les décisions politiques ? Alors, passons au plus important, les nouvelles locales !

La cornue était en retard cette année. Traditionnellement produite pour les Rameaux, elle n’est arrivée qu’à Pâques. Mais elle était là et bien bonne ma foi !

Et puis, il y a encore de beaux restes du repas de dimanche. Tout va bien. 

Le marché de Peyrat-le-Château a rouvert. Malgré l’inertie des deux équipes municipales, les commerçants et habitants étaient heureux de se retrouver samedi matin sur le Champ de Foire. Nous avons besoin les uns des autres. C’était d’autant plus animé que, gardant leurs distances, les gens étaient obligés de forcer la voix. Allez, on recommence la semaine prochaine avec encore plus d’étals. 


Clientèle très matinale

dimanche 12 avril 2020

Pâques

Bonnes fêtes pascales à tous les confinés !


Bonnes fêtes à celles et ceux qui sont seuls aujourd’hui.

Bonnes fêtes aux croyants, de quelque confession qu’ils soient, et qui ne peuvent partager normalement leur foi.

Bonnes fêtes à tous les malades et à tous les soignants. Nous pensons à vous.

Cydonia oblonga (cognassier de Pologne)

samedi 11 avril 2020

Tous à la manif' (suite)

Le marché de Peyrat-le-Château est rouvert par ses habitants samedi matin. Devant l’incurie des deux équipes municipales, l’ancienne et la nouvelle, nous avons décidé de rouvrir le marché. Plusieurs commerçants habituels ont accepté de venir nous fournir pour le week-end de Pâques, car, bien que respectant le confinement, nous allons faire un repas (très) amélioré dimanche. C’est bon pour le moral, donc bon pour la santé. Voir la page « Menu de Pâques » dans le chapitre « La Cantine ».

N’oubliez pas vos masques !

Gardez vos distances !

Remplissez votre attestation de sortie !

(Non, pas à la manière d’Obélix)

Tant que le gouvernement est incapable de fournir les kit de tests diagnostiques, ces précautions, ainsi que le confinement sont indispensables.

Nouvelles du jour

La grande nouvelle : hirondelles et coucou sont de retour, ensemble comme d’habitude. C’est ma femme qui a gagné le concours. Tant pis pour vous. Les hirondelles sont arrivées à 17 h, maigres les pauvres, et ma femme a entendu le coucou à 18 h 30. 

C’est donc le printemps !

Coucou
N’oubliez pas pour autant les personnes seules. C’est ce week-end qu’elles vont le plus souffrir. Com-mu-ni-quez par n’importe quel moyen. Faites leur quelques courses et offrez-leur un sourire

Le bulletin épidémiologique du réseau Sentinelles est sorti. Il nous apporte un espoir ténu, mais cela ressemble à une amélioration. A suivre. Voir dans le chapitre « Nouvelles du front ».

Suite à cette crise du marché, vous trouverez dans « Carnet d’adresses » la liste des commerçants habituels du marché de Peyrat-le-Château. Vous pouvez leur passer commande, de préférence par mail quand ils ont une bal. Le Blogger de Google n’acceptant pas les tableaux de type Excel, concurrence oblige, je vous ai mis ça en format photo (.jpg). Cliquez dessus pour agrandir l’image, comme d’habitude.

Le Limousin bientôt surpeuplé ? Nous avons gagné 11.000 habitants depuis le début de la crise. Voir l’article du « »Monde ».Réfugiés climatiques, politiques ou sanitaires ? Attention, on ne veut pas de malade, nous avons besoin de bras solides, de personnes vaillantes pour remuer la terre, faire du bois, débroussailler… Non mais !

La guerre des masques : « Le Monde » et « Le Populaire du Centre » dénoncent tous deux les méthodes pour le moins musclées de l’État qui envoie l’armée saisir les masques commandés par les Régions directement sur le tarmac des aérodromes. Les préfets prennent des arrêtés de réquisition au profit de leurs ARS et les Présidents de Conseils Généraux ou Départementaux sont furieux. Ainsi, d’après « Le Populaire » « Le Conseil régional, les douze conseils départementaux de la Nouvelle-Aquitaine, plusieurs villes et communes ont réalisé deux commandes groupées de 5,2 millions de masques afin de protéger les agents des collectivités contre le Covid-19. Depuis, la tension est montée avec l'État qui souhaite utiliser 80 % de masques chirurgicaux et 100 % des masques FFP2 commandés. Finalement, une issue a été trouvée jeudi 2 avril au soir. Dans la douleur. »
Il semble donc, d’après Le Populaire, que ces masques ne soient pas destinés au personnel soignant mais au personnel administratif. Aurions-nous mal compris, Monsieur Rousset ? Il semble aussi que l’État soit totalement débordé et incapable de maitriser quoique ce soit. De ce côté du moins, la situation semble s’aggraver sérieusement. Heureusement que l’on n’a attendu personne pour fabriquer nos propres masques.

Il y a même la douane !